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Compagnie aérienne

American Airlines

AA · AAL · AMERICANÉtats-UnisAmerican Airlines Group

American Airlines, Inc.

1 013

Appareils

En service au 31 décembre 2025

224M

Passagers

en 2025

Identité

IATA
AA
OACI
AAL
Indicatif radio
AMERICAN
Création
1930

Entreprise

Raison sociale
American Airlines, Inc.
Siège
Fort Worth, Texas
Pays
États-Unis
Maison mère
American Airlines Group
Situation
En activité

Réseau

Alliance
Oneworld, membre fondateur (1999)
Coefficient d'occupation
83,6 %

Hubs et bases

  • Dallas/Fort Worth International AirportDFW

    Hub

  • Charlotte Douglas International AirportCLT

    Hub

  • Chicago O'Hare International AirportORD

    Hub

  • Los Angeles International AirportLAX

    Hub

  • Miami International AirportMIA

    Hub

  • John F. Kennedy International AirportJFK

    Hub

  • LaGuardia AirportLGA

    Hub

  • Philadelphia International AirportPHL

    Hub

  • Phoenix Sky Harbor International AirportPHX

    Hub

  • Ronald Reagan Washington National AirportDCA

    Hub

Le logotype d'American Airlines
1 / 8

American Airlines est la compagnie principale d'American Airlines Group, société holding du Delaware dirigée depuis le 1 Skyview Drive à Fort Worth, au Texas, à côté de l'aéroport qui l'a façonnée plus que tout autre. Membre fondatrice de l'alliance oneworld, elle exploite dix hubs, Dallas/Fort Worth, Charlotte, Chicago-O'Hare, Los Angeles, Miami, New York-Kennedy et LaGuardia, Philadelphie, Phoenix-Sky Harbor et Washington-National, complétés par des portes d'entrée assurées avec ses partenaires à Londres, Doha, Madrid, Seattle/Tacoma, Sydney et Tokyo. Aucune autre compagnie au monde n'exploite simultanément autant de vagues de correspondances, et la difficulté de l'exercice traverse toute son histoire.

L'échelle est plus facile à énoncer qu'à se représenter. En 2025, environ 224 millions de passagers ont embarqué sur les vols d'American, sur un réseau de plus de 350 destinations ; le groupe a réalisé 250 294 millions de passagers-milles payants avec un coefficient de remplissage de 83,6 pour cent. Au 31 décembre 2025, American exploitait 1 013 appareils en ligne principale, auxquels s'ajoutaient 567 appareils régionaux exploités sous la marque American Eagle par des transporteurs filiales ou sous contrat, et employait environ 139 100 personnes en équivalent temps plein. Le chiffre d'affaires d'exploitation de 2025 s'est élevé à 54,633 milliards de dollars et le résultat net à 111 millions de dollars : une marge d'environ deux dixièmes de pour cent, qui est l'autre fil conducteur de son histoire.

American n'est pas une entreprise née de l'avion d'un fondateur unique. C'est une accumulation : plus de quatre-vingts petits exploitants réunis dans une holding à la fin des années 1920, une compagnie reconstruite après le scandale du courrier aérien de 1934, agrandie par le rachat de Trans World Airlines en 2001 puis par la fusion avec US Airways en 2013. Le groupe lui-même date sa fondation de 1934 et fait remonter ses racines à un transporteur de courrier aérien volant dans le Midwest américain en 1926. Presque chaque élément de la compagnie moderne peut être rattaché à l'une des sociétés absorbées, et les coutures restent visibles, dans la flotte, sur la carte des hubs et dans les conventions collectives.

Fondation

Le fil le plus ancien de la généalogie d'American est la Robertson Aircraft Corporation, constituée dans le Missouri en 1921 et attributaire de la Contract Air Mail Route 2, de Saint-Louis à Chicago, qu'elle commence à exploiter le 15 avril 1926 avec Charles Lindbergh comme pilote en chef. Les documents déposés par American Airlines Group le formulent exactement ainsi : les racines d'American remontent à un transporteur de courrier aérien exploitant dans le Midwest américain en 1926. Telle est l'ascendance juridique d'une compagnie qui transporte aujourd'hui plus de passagers que n'importe quelle autre, et il vaut la peine de le dire clairement, car cette compagnie n'est pas née d'une demande de transport de voyageurs. Elle est née d'une décision fédérale : acheter un réseau aérien national avec l'argent de la poste.

Robertson n'était que l'un des dizaines de contractants de ce type, pour la plupart sous-capitalisés et exploitant de courtes lignes. En 1929, l'Aviation Corporation, AVCO, holding assemblée par le financier W. Averell Harriman et d'autres : se met à les racheter, et contrôle en 1930 des participations dans plus de quatre-vingts petites sociétés aéronautiques. Le 25 janvier 1930, ces activités de vol sont regroupées dans une seule société d'exploitation, American Airways, Inc. C'était une structure juridique avant d'être une compagnie aérienne : un assemblage de fragments de lignes sans lien, sous un même propriétaire, sans système cohérent ni raison pour que les morceaux s'emboîtent.

Ce qui les a emboîtés, c'est le Postmaster General Walter Folger Brown. Muni par l'Airmail Act de 1930 du pouvoir discrétionnaire de prolonger et de modifier les lignes postales, Brown convoque la réunion de transporteurs choisis restée sous le nom de Spoils Conference, en écartant délibérément les petits exploitants, et répartit les contrats postaux transcontinentaux entre trois grands ensembles, celui qui deviendra United, celui qui deviendra TWA, et American Airways. Pour American, l'attribution est une transcontinentale sud et, avec elle, le premier argument en faveur d'une entreprise conçue comme un système relié plutôt que comme un portefeuille. La rationalisation a fonctionné. La méthode n'a pas résisté à l'examen : l'enquête du sénateur Hugo Black en 1933 conduit le président Roosevelt à annuler en février 1934 tous les contrats postaux intérieurs et, par le décret 6591, à confier le courrier à l'Army Air Corps, avec des conséquences mortelles pour les équipages militaires.

La reconstruction qui suit est le véritable début d'American Airlines comme nom. L'Air Mail Act de 1934 refonde le système sur de nouvelles bases : une holding ne peut plus posséder à la fois un constructeur et une compagnie aérienne, et les transporteurs dont les dirigeants avaient assisté à la conférence de Brown sont exclus des appels d'offres. American Airways est réorganisée hors du contrôle d'AVCO, renommée American Airlines, Inc. en 1934, et confiée à un comptable texan qui dirigeait sa division sud. Cyrus Rowlett Smith, C.R. Smith : en devient président à 35 ans et le restera trente-quatre ans, durant lesquels, comme le dit le musée qui porte son nom, l'entreprise passe du statut de petit transporteur déficitaire à celui de plus grande compagnie aérienne du monde. Sa première conviction stratégique est celle qui définira la maison : une compagnie aérienne doit pouvoir gagner de l'argent en transportant des gens, sans le courrier.

Les années de guerre

Les États-Unis entrent en guerre avec une industrie du transport aérien civil réduite, moderne et, du point de vue militaire, exactement adaptée au besoin. Deux cents des 360 avions de ligne du pays, les DC-3 avant tout, sont réquisitionnés et placés sous l'Air Transport Command, créé en juin 1942 sur ordre du général Henry H. Arnold pour unifier le transport aérien civil et militaire. L'ATC avait deux missions : acheminer matériels et personnels entre les États-Unis et les théâtres d'opérations, et convoyer les appareils neufs des usines vers leurs lieux d'emploi.

Les compagnies ont fourni davantage que des avions. Leurs pilotes et leurs équipages, souvent déjà officiers de réserve, apportaient la seule chose dont l'armée manquait : l'expérience pratique d'un service régulier sur longue distance, de nuit et par mauvais temps, à l'horaire. La contribution propre d'American fut son président. C.R. Smith est mobilisé et sert comme officier exécutif de l'Air Transport Command aux côtés des généraux Robert Olds et Harold George, quittant la compagnie pour toute la durée du conflit et en revenant général de division. À la fin de la guerre, l'ATC exploitait 3 700 appareils avec 209 000 militaires et 104 000 civils ; pour le seul mois de juillet 1945, il a livré 100 000 tonnes de fret et transporté 275 000 passagers.

Les conséquences pour American furent commerciales autant que patriotiques. La guerre a formé aux frais de l'État une génération de pilotes de ligne, de navigateurs et de mécaniciens, a prouvé la viabilité de l'exploitation aérienne à long rayon d'action à une échelle qu'aucun marché de paix n'aurait justifiée, et a laissé des terrains, des aides radio et des services météorologiques sur lesquels le réseau d'après-guerre s'est bâti. L'ATC lui-même subsiste jusqu'au 1er juin 1948, date de sa fusion dans le Military Air Transport Service, à temps pour le pont aérien de Berlin : une opération conduite exactement selon les principes que les compagnies lui avaient enseignés.

Croissance et expansion

La réponse de Smith à la question du passager fut un avion qui n'existait pas encore. Il pousse Donald Douglas à construire une version couchettes du DC-2 avec un fuselage élargi, et le Douglas Sleeper Transport qui en résulte vole pour la première fois le 17 décembre 1935, trente-deuxième anniversaire du premier vol des frères Wright. La version à sièges de jour du même appareil est le DC-3. American ouvre avec lui son service Flagship le 26 juin 1936, lors de cérémonies simultanées à Newark et à Midway (Chicago), et l'économie du secteur change : le DC-3 rend possible un bénéfice tiré des seuls passagers, sans contrat postal en dessous. Le C.R. Smith Museum de Fort Worth est construit autour d'un DC-3 de 1940 restauré par les pilotes retraités et le personnel d'American, ce qui dit assez ce que ce type a représenté pour l'entreprise.

Le Douglas DC-3 « Flagship Detroit », préservé aux couleurs d'American Airlines
Le Douglas DC-3 « Flagship Detroit », préservé aux couleurs d'American Airlines

Avec le DC-3 arrive un vocabulaire que la compagnie emploie toujours. Les avions sont des Flagships, chacun portant un nom de ville, Flagship Illinois, Flagship New York, Flagship Detroit. Le premier Admirals Club ouvre en 1939, et la métaphore maritime née comme argument commercial dans les années 1930 survit aujourd'hui dans le Flagship Lounge et les cabines Flagship. Peu de compagnies ont conservé aussi longtemps un langage de marque, et aucune n'en a gardé un inventé pour un avion à hélices.

L'expansion de paix reprend en 1945 avec des quadrimoteurs pressurisés : le Douglas DC-6 à partir de 1947 et le DC-7 à partir de 1953, ce dernier offrant à American le premier service transcontinental régulier sans escale dans les deux sens. La compagnie traverse aussi brièvement l'Atlantique. American Export Airlines, rachetée et rebaptisée American Overseas Airlines, dessert l'Europe de 1945 à 1950, date à laquelle elle est vendue à Pan American : décision qui maintient American dans le rôle de transporteur intérieur pour une génération encore et laisse la carte internationale à des concurrents qui seront plus tard absorbés ou disparaîtront.

La carte intérieure, pendant ce temps, est dessinée par la réglementation plutôt que par la compagnie. Jusqu'en 1978, chaque ligne et chaque tarif relèvent du Civil Aeronautics Board, et une compagnie grandit en sollicitant des autorisations plutôt qu'en choisissant où voler. La croissance d'American durant cette période est donc progressive et politique, et l'entreprise qui aborde la déréglementation est grande, fortement syndiquée et structurellement mal préparée à la concurrence par les prix.

L'ère du réacteur

American ouvre l'ère du jet aux États-Unis le 25 janvier 1959, en inaugurant le premier service transcontinental régulier à réaction avec le Boeing 707-123. Le Flagship California quitte Los Angeles à 6 h 58, heure du Pacifique, et atteint New York-Idlewild en quatre heures et trois minutes, environ la moitié du temps qu'exigeait un DC-7, assez pour rendre concevable un aller-retour d'un jour d'une côte à l'autre. La compagnie commercialise ses 707 et ses Convair 990 sous le nom d'Astrojets, et en une décennie la flotte à pistons disparaît.

Un Boeing 707-123B d'American Airlines en 1962 ; American ouvrit le service transcontinental américain à réaction avec ce type en 1959
Un Boeing 707-123B d'American Airlines en 1962 ; American ouvrit le service transcontinental américain à réaction avec ce type en 1959

La machine la plus lourde de conséquences de cette période n'était pas un avion. Vendre moitié plus de sièges à deux fois la vitesse a fait céder un système de réservation tenu par fiches cartonnées et appels téléphoniques ; la réponse d'American, mise au point avec IBM à la suite d'une conversation entre C.R. Smith et un commercial d'IBM sur un vol de la compagnie, fut Sabre. Bâti sur des technologies issues du projet de défense aérienne SAGE, le réseau entre en service dans tout le pays en 1964, reliant quelque 1 500 terminaux dans 65 villes et renvoyant l'état de n'importe quel vol en moins de trois secondes. C'était alors le plus grand système commercial de traitement de données en temps réel du monde. Sabre a donné à American un avantage structurel de trente ans, a fini par être filialisé, et il est l'ancêtre direct des systèmes mondiaux de distribution par lesquels se vend encore l'essentiel des billets d'avion.

Les gros-porteurs arrivent au tournant des années 1970. American commande le Boeing 747 et l'exploite sur ses grandes lignes intérieures, et met en service le McDonnell Douglas DC-10 le 5 août 1971 entre Los Angeles et Chicago. Le DC-10 devient la bête de somme long-courrier de la compagnie et, en 1984, la raison de l'une des transactions les plus singulières de l'histoire aérienne : American échange sa flotte de 747 contre les DC-10 de Pan American, simplifiant sa propre exploitation et remettant à un concurrent en difficulté un avion qu'il n'avait pas les moyens d'acheter.

Un McDonnell Douglas DC-10 d'American Airlines en 1975 ; American mit le DC-10 en service en 1971
Un McDonnell Douglas DC-10 d'American Airlines en 1975 ; American mit le DC-10 en service en 1971

En 1979, la compagnie transfère son siège de New York à Fort Worth, à côté de l'immense aéroport de Dallas/Fort Worth ouvert en 1974. Le déménagement paraît administratif ; il ne l'est pas. Il engage American sur un hub au centre du pays, sur un terrain disposant de la place pour grandir dont ses bases de l'Est manquaient, au moment précis où la déréglementation allait faire du hub, et non plus de la ligne, l'unité de la stratégie aérienne.

Le supersonique

American fut, sur le papier, une compagnie supersonique. Elle détenait des options sur quatre Concorde à compter du 7 octobre 1963 et sur deux autres à compter du 16 janvier 1964, ce qui la plaçait dans la foule des transporteurs occidentaux ayant réservé des rangs de livraison au début des années 1960, en supposant que le passage de l'hélice au réacteur se répéterait du réacteur à Mach 2. Le programme supersonique américain, le Boeing 2707, est annulé par le Congrès en 1971 ; l'appareil franco-britannique, lui, vole, mais au début des années 1970 la croissance du trafic s'est aplatie, le carburant n'est pas encore cher mais les bilans des compagnies se sont déjà dégradés, et le bang supersonique au-dessus des terres a fermé les liaisons transcontinentales sur lesquelles un transporteur américain aurait dû rentabiliser l'avion.

American annule ses deux séries d'options sur Concorde en février 1973, comme presque toutes les autres compagnies hors de Grande-Bretagne et de France. L'épisode mérite d'être retenu, car c'est le pari stratégique de l'époque qu'American a refusé et qu'elle a eu raison de refuser : et parce que sa véritable réponse à la même question, trouvée moins de dix ans plus tard, fut l'inverse de la vitesse : plus de sièges, plus de correspondances, des tarifs moins chers et un ordinateur sachant ce que chacun valait.

Concentration et fusion

La forme moderne d'American a été assemblée en trois rachats étalés sur quatorze ans. Le premier fut modeste : AMR Corporation, holding créée en 1982 comme maison mère d'American, rachète en 1999 l'exploitant californien à bas tarifs Reno Air et l'intègre, opération surtout restée dans les mémoires pour la grève du zèle des pilotes qui suivit et le coût de la désorganisation.

Un Boeing 777-300ER d'American Airlines en 2023
Un Boeing 777-300ER d'American Airlines en 2023

Le deuxième fut le rachat de Trans World Airlines, compagnie plus ancienne qu'American et alors à son troisième dépôt de bilan. TWA se déclare en faillite le 9 janvier 2001 en annonçant simultanément l'offre d'American ; le 9 avril 2001, American acquiert la quasi-totalité des actifs de TWA pour environ 625 millions de dollars en numéraire, somme incluant le remboursement de 312 millions de dollars de financement de débiteur-exploitant qu'AMR avait elle-même fourni. Avec les actifs viennent le hub de Saint-Louis, quelque 18 000 salariés, 173 appareils, ainsi que des créneaux et des portes sur tout le réseau. TWA Airlines LLC effectue son dernier vol le 1er décembre 2001. L'intégration est aussitôt débordée par les attentats du 11 septembre et l'effondrement du trafic qui suit ; Saint-Louis est ramené au rang de simple escale en quelques années, et le traitement de l'ancienneté des pilotes venus de TWA restera plus de dix ans un contentieux interne.

La troisième opération fut la plus grande, et American l'aborda depuis la faillite plutôt que depuis une position de force. AMR Corporation se place sous la protection du chapitre 11 le 29 novembre 2011, avec 24,7 milliards de dollars d'actifs pour 29,6 milliards de passif. US Airways, elle-même issue d'une combinaison de 2005 avec America West, poursuit une fusion à travers la procédure, et le 9 décembre 2013 AMR sort du chapitre 11 en réalisant simultanément une fusion de 17,0 milliards de dollars avec US Airways Group. L'ensemble prend le nom d'American Airlines Group et la marque American, et devient, par la flotte et par le nombre de passagers, la plus grande compagnie aérienne du monde.

Réunir deux compagnies de cette taille est autant un exercice réglementaire que commercial. Le 8 avril 2015, la Federal Aviation Administration accorde au transporteur fusionné un certificat d'exploitation unique, point à partir duquel deux jeux de manuels, de procédures et d'indicatifs deviennent juridiquement une seule compagnie. Le récit qu'en donne American en indique l'ampleur : une équipe de plus de 700 personnes a passé en revue 465 manuels, plus de 115 000 pages de politiques et de procédures nouvelles ont été publiées et plus de 110 000 salariés ont été reformés. US Airways est intégrée à oneworld et les deux programmes de fidélité sont fondus dans AAdvantage. Les systèmes de réservation sont basculés plus tard la même année, et la carte des hubs qu'American exploite aujourd'hui (Charlotte, Philadelphie, Phoenix et Washington-National à côté des quatre plus anciens) est pour l'essentiel le réseau d'US Airways posé sur celui d'American.

Déréglementation et déclin

L'Airline Deregulation Act de 1978 supprime le contrôle des lignes et des tarifs par le Civil Aeronautics Board et expose une entreprise à coûts élevés et fortement syndiquée à des concurrents qui n'avaient ni l'un ni l'autre. Robert Crandall, président puis PDG d'American, passe les vingt années suivantes à inventer les instruments que tout le secteur allait copier. Des tarifs réduits à achat anticipé, vendus sous des conditions qui les empêchaient de cannibaliser la clientèle d'affaires au plein tarif, sont lancés à la fin des années 1970 et contraignent tous les concurrents à s'aligner. Le programme de fidélité AAdvantage suit le 1er mai 1981 ; il fut l'un des tout premiers du genre et transforma les données passagers de Sabre en moyen d'acheter la fidélité, et non plus seulement de remplir des sièges. Le yield management : décider, siège par siège et jour par jour, combien de tarifs réduits un vol peut se permettre de vendre : est bâti sur les mêmes données et reste la discipline commerciale centrale du secteur.

Rien de tout cela n'a réglé le problème de fond, qui était le coût. Un accord salarial à deux vitesses conclu en 1983 permet à American d'embaucher durablement à des grilles inférieures, et la compagnie croît fortement dans les années 1980 sur cette base ; l'arrangement acheta une décennie et laissa un personnel divisé contre lui-même. Une tentative offensive, en 1992, de simplifier la structure tarifaire du secteur (quatre tarifs, sans négociation) est imitée par les concurrents, ampute les recettes de tous et finit abandonnée. Au milieu des années 1990, American a délibérément cessé de croître.

Les années 2000 furent pires. American perd deux appareils, leurs équipages et leurs passagers dans les attentats du 11 septembre 2001, deux mois avant d'en perdre un troisième à Belle Harbor ; le trafic s'effondre, les coûts d'assurance et de sûreté montent, et la compagnie passe à quelques jours du dépôt de bilan au printemps 2003 avant que ses syndicats n'acceptent environ 1,6 milliard de dollars de concessions annuelles. Le prix du carburant monte ensuite tout au long de la décennie, les compagnies à bas coûts prennent le court-courrier intérieur, et les trois concurrents historiques (United, Delta et Northwest) se restructurent par le chapitre 11 quand American ne le fait pas, ce qui lui laisse des coûts supérieurs à chacun d'eux. Lorsque AMR finit par déposer son bilan en novembre 2011, elle est la dernière des grandes compagnies américaines à le faire.

Le bilan ne s'est pas entièrement rétabli. American sort de la fusion avec l'endettement le plus lourd des trois transporteurs-réseaux américains survivants, et en 2025 le groupe transforme 54,633 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 111 millions de dollars de résultat net, une marge d'exploitation de 2,7 pour cent et une marge nette proche de zéro. Ses propres documents déposés énumèrent longuement les raisons pour lesquelles cela tient à la structure et non au hasard : volatilité du prix du carburant, coût du travail, flotte à renouveler en continu, et un secteur où la capacité est facile à ajouter et difficile à retirer.

Réseau et hubs

L'aéroport international de Dallas/Fort Worth vu du ciel en 2016, le plus grand hub d'American
L'aéroport international de Dallas/Fort Worth vu du ciel en 2016, le plus grand hub d'American

American exploite dix hubs, plus qu'aucune autre compagnie n'en tente, et ce nombre tient directement des fusions plutôt que d'un plan. Dallas/Fort Worth est le plus grand et le centre de gravité de tout le système ; Charlotte, Philadelphie, Phoenix et Washington-National viennent d'US Airways ; Chicago-O'Hare, Los Angeles, Miami et New York, à Kennedy comme à LaGuardia, sont plus anciens. Miami est la porte du groupe vers l'Amérique latine et les Caraïbes, et le seul hub dont le trafic soit très majoritairement international. Au-delà de ses propres hubs, la compagnie atteint les marchés long-courriers par des portes d'entrée partenaires à Londres, Doha, Madrid, Seattle/Tacoma, Sydney et Tokyo, où une coentreprise commerciale ou un partenaire au capital achemine un trafic qu'American ne vole pas elle-même.

Le réseau desservait plus de 350 destinations en décembre 2025, et plus de 60 lignes nouvelles ont été ouvertes dans l'année, dont des services transatlantiques vers l'Espagne, l'Italie et la Grèce. La compagnie a annoncé plus de 20 lignes supplémentaires pour 2026, parmi lesquelles son premier service transatlantique exploité en Airbus A321XLR, de New York à Édimbourg : un monocouloir ouvrant un marché long-courrier à faible densité est l'indication la plus nette de la direction que prend le réseau. American est membre fondatrice de oneworld, qui réunissait quinze compagnies membres selon le rapport de 2025, Hawaiian Airlines devant les rejoindre en 2026.

Un Embraer 175 aux couleurs d'American Eagle au départ de Boston en 2025
Un Embraer 175 aux couleurs d'American Eagle au départ de Boston en 2025

Près d'un tiers des départs du groupe ne sont pas assurés par American. Sous la marque American Eagle, les filiales régionales Envoy, PSA et Piedmont, avec les exploitants sous contrat Republic et SkyWest, mettaient en œuvre 567 appareils au 31 décembre 2025 dans le cadre d'accords d'achat de capacité, le groupe achète le vol, fixe l'horaire et assume la recette comme le risque commercial. La flotte régionale existe pour alimenter les hubs depuis des marchés trop petits pour un avion de ligne principale, et son économie, sa ressource en pilotes et ses conventions collectives pèsent régulièrement sur la part du réseau qu'American peut réellement exploiter.

La flotte

Un Boeing 787-9 d'American Airlines à Auckland en 2024
Un Boeing 787-9 d'American Airlines à Auckland en 2024

Au 31 décembre 2025, American exploitait 1 013 appareils de ligne principale, dont 547 en propriété et 466 en location, pour un âge moyen de 14,3 ans. La flotte monocouloir se partage entre les deux constructeurs et est dominée par deux types : 303 Boeing 737-800 et 218 Airbus A321, suivis de 132 A319, 89 Boeing 737-8 MAX, 84 A321neo, 48 A320 et des deux premiers A321XLR. La flotte gros-porteurs est entièrement Boeing (47 777-200ER, 33 787-9, 37 787-8 et 20 777-300ER) et elle est petite au regard de la taille de la compagnie, l'exposition long-courrier d'American restant modeste à côté de son activité intérieure et latino-américaine. Les 777-200ER, d'un âge moyen de 25 ans fin 2025, sont les appareils les plus anciens de la maison et le prochain problème de remplacement évident.

La flotte se renouvelle en continu plutôt que par vagues. Quarante appareils de ligne principale ont été livrés en 2025 (23 Boeing 737-8 MAX, 11 Boeing 787-9, cinq Airbus A321XLR et un A321neo) et un appareil loué a été restitué. À la fin de l'année, le groupe détenait des contrats fermes portant sur 383 appareils supplémentaires : 155 de la famille A320, 129 de la famille 737, 19 de la famille 787 et 80 Embraer E175 pour l'activité régionale, dont 55 attendus en 2026. Quarante-sept moteurs de rechange étaient également commandés.

Un Airbus A321 d'American Airlines au départ de Boston en 2025
Un Airbus A321 d'American Airlines au départ de Boston en 2025

Historiquement, American a été client de lancement ou exploitant de référence plus souvent que l'uniformité actuelle de sa flotte ne le laisse croire. Elle a imposé l'existence du DC-3, ouvert le service transcontinental à réaction aux États-Unis avec le 707, lancé le DC-10 et exploité pendant des années la plus grande flotte de McDonnell Douglas MD-80 du monde, un type retiré le 4 septembre 2019, qui mit fin à une association avec les monocouloirs Douglas remontant aux années 1930. La flotte régionale est tout aussi concentrée : 232 Embraer E175, 122 Bombardier CRJ700, 86 CRJ900, 71 ERJ145 et 56 E170 à la même date.

Cabines et service

American commercialise quatre cabines, et le haut de gamme porte encore le nom inventé par le service commercial de Smith en 1936. Flagship est la marque premium long-courrier : Flagship Business sur les gros-porteurs, Flagship First, cabine de première classe distincte et plus petite, sur un nombre décroissant de lignes, et Flagship Suite, annoncée en septembre 2022 comme le nouveau standard de la flotte long-courrier, avec porte de séparation, position d'assise en chaise longue et rangements personnels accrus. Les 787-9 livrés à partir de 2024 emportent 51 sièges Flagship Suite, l'A321XLR en emporte 20, et 20 Boeing 777-300ER en reçoivent 70 chacun en rénovation.

La Premium Economy se situe sous Flagship sur les appareils long-courriers. American fut la première compagnie des États-Unis à proposer une véritable cabine premium economy long-courrier, en 2016, et n'a cessé de l'agrandir depuis : 32 sièges sur le 787-9, 12 sur l'A321XLR, 44 sur le 777-300ER rénové. La compagnie a indiqué que les sièges premium de la flotte long-courrier augmenteraient de plus de 45 pour cent d'ici 2026, ce qui exprime le plus clairement où la recette aérienne s'est déplacée en une décennie, loin de l'arrière de l'appareil.

Le court-courrier et l'intérieur sont vendus sous les appellations First, Main Cabin Extra, sièges ordinaires offrant plus d'espace aux jambes et un embarquement anticipé, et Main Cabin. Au sol, le réseau de salons descend directement de l'Admirals Club de 1939 et coexiste désormais avec le Flagship Lounge, ouvert aux passagers premium long-courriers et aux statuts AAdvantage les plus élevés. Le programme de fidélité reste une activité substantielle en soi et non un simple dispositif marketing : en 2025, les adhérents ont utilisé environ 18 millions de primes, et près de 9 pour cent des passagers-milles payants du groupe ont été volés sur des billets primes.

Livrée et identité

L'identité visuelle d'American n'a changé que deux fois en quatre-vingt-dix ans, et les deux changements font encore débat. Le langage maritime vient en premier, avec le DC-3 en 1936 : des avions baptisés Flagships, un club appelé Admirals Club, un aigle sur la dérive. En 1967, Massimo Vignelli donne à la compagnie l'identité que tout le monde a en tête, deux A rouge et bleu encadrant un aigle stylisé, composés en Helvetica, sur un avion laissé en aluminium poli nu. Le fuselage non peint n'était pas qu'un choix esthétique : la peinture est une masse, et une compagnie qui s'en passait économisait du carburant à chaque vol pendant quarante ans. Le résultat fut l'une des livrées les plus reconnaissables jamais volées, et l'une des rares à s'améliorer à mesure que les avions grandissaient.

Un McDonnell Douglas MD-83 d'American Airlines à Dallas/Fort Worth en 2019, dans la livrée en métal poli introduite en 1967
Un McDonnell Douglas MD-83 d'American Airlines à Dallas/Fort Worth en 2019, dans la livrée en métal poli introduite en 1967

Le 17 janvier 2013, en pleine procédure de faillite et onze mois avant la clôture de la fusion avec US Airways, American dévoile sa première nouvelle identité en plus de quarante ans, conçue avec le cabinet FutureBrand. L'aigle devient le flight symbol abstrait, intégrant la lettre A et une étoile ; la dérive porte des bandes rouges, blanches et bleues ; et le fuselage, qui ne pouvait plus être en métal nu sur des cellules composites et en aluminium moderne, est peint d'un mica argenté censé rappeler les oiseaux d'argent polis. La réaction de Vignelli fut publique et peu enthousiaste. Les salariés d'American furent consultés l'année suivante sur le maintien de l'ancienne dérive et votèrent pour conserver la nouvelle.

L'autre identité de la maison est celle qu'elle ne dessine pas. American est l'une des entreprises les plus syndiquées des États-Unis : environ 86 pour cent de ses quelque 139 100 salariés en équivalent temps plein étaient représentés par un syndicat fin 2025 : et ses relations sociales ont davantage façonné sa stratégie que son image de marque. L'accord salarial à deux vitesses de 1983, la grève du zèle des pilotes en 1999, les concessions de 2003 et les conflits d'ancienneté qui ont suivi les deux fusions ne sont pas des incidents dans l'histoire de l'entreprise ; depuis cinquante ans, ils en sont l'histoire même.

Sécurité

Une compagnie aussi grande, aussi ancienne et aussi américaine possède un historique d'accidents qui constitue une part substantielle de la littérature publique de sécurité aérienne du XXe siècle. Deux de ses pertes comptent parmi les pires de l'histoire des États-Unis, et toutes deux ont produit des changements qui ont survécu aux appareils concernés.

Le 25 mai 1979, le vol American Airlines 191, un McDonnell Douglas DC-10-10, perd son moteur gauche et son mât, ainsi qu'environ 3 ft de bord d'attaque d'aile, lors de la rotation au décollage de la piste 32R de Chicago-O'Hare. L'avion monte à environ 325 ft, bascule à gauche au-delà de la verticale et percute un terrain vague près d'un parc de mobile homes. Les 271 personnes à bord et deux au sol sont tuées. Le National Transportation Safety Board retient comme cause probable le décrochage asymétrique et le roulis consécutif, provoqués par la séparation du moteur, elle-même due aux dommages causés par une procédure de maintenance qui déposait moteur et mât d'un seul tenant au chariot élévateur. C'est toujours l'accident aérien le plus meurtrier survenu sur le sol des États-Unis.

Le 12 novembre 2001, deux mois après les attentats de septembre au cours desquels American a perdu les vols 11 et 77 et tous leurs occupants, le vol 587 décolle de New York-Kennedy pour Saint-Domingue et rencontre le sillage d'un Boeing 747 qui le précède. La dérive et la gouverne de direction de l'Airbus A300-605R se séparent en vol et tombent dans Jamaica Bay ; l'appareil percute une rue résidentielle de Belle Harbor, dans le Queens. Les 260 personnes à bord et cinq au sol périssent. Le Safety Board retient comme cause probable les actions inutiles et excessives du copilote sur le palonnier, les caractéristiques du système de commande de direction de l'A300-600 et des éléments du programme de formation des pilotes d'American étant cités comme facteurs contributifs, conclusion qui a changé la manière dont tout le secteur enseigne la récupération d'assiettes inusuelles et décrit l'autorité de la gouverne de direction aux pilotes.

Trois autres pertes ont marqué des périodes de l'histoire de la compagnie. Le 20 décembre 1995, le vol 965, un Boeing 757, percute un relief montagneux près de Buga en descente vers Cali, en Colombie ; sur 163 personnes à bord, 159 meurent et quatre survivent, et l'Aeronáutica Civil de Colombie attribue l'accident à l'incapacité de l'équipage à préparer et exécuter l'approche et à son usage inadéquat de l'automatisation, cas devenu fondateur dans l'étude de l'interaction des pilotes avec les systèmes de gestion du vol. Le 1er juin 1999, le vol 1420, un MD-82, sort de piste à l'atterrissage à Little Rock sous un orage ; sur 145 occupants, le commandant de bord et dix passagers sont tués, et le rapport du NTSB est l'un des documents les plus cités sur la fatigue des pilotes et la décision de poursuivre une approche. Plus récemment, le 29 janvier 2025, un Bombardier CRJ700 exploité par la filiale PSA Airlines sous le numéro American Eagle 5342 entre en collision avec un hélicoptère UH-60 de l'armée américaine en approche de Washington-National ; les 64 personnes à bord de l'avion et les trois occupants de l'hélicoptère sont tuées. Le rapport final du NTSB, publié le 27 janvier 2026, retient comme cause probable l'implantation par la Federal Aviation Administration d'un itinéraire hélicoptère à proximité immédiate d'un axe d'approche, et formule 57 recommandations de sécurité.

Ce bilan doit se lire au regard de l'exposition. American et ses affiliés régionaux ont transporté environ 224 millions de passagers pour la seule année 2025, et les accidents mortels ci-dessus sont séparés par des décennies. L'amélioration de la sécurité du secteur sur cette période est réelle, elle doit beaucoup aux enquêtes énumérées ici, et elle n'autorise pas à énoncer ces pertes en termes plus doux que ne le font les rapports officiels.

Postérité

L'héritage d'American dépasse sa carte des lignes, car trois des instruments sur lesquels fonctionnent aujourd'hui les compagnies du monde entier ont été bâtis ici. Sabre a transformé la réservation d'un acte de bureau en une transaction de base de données, et tous les systèmes mondiaux de distribution en usage en descendent. AAdvantage a transformé le dossier passager en poste de bilan, et il n'existe plus de compagnie importante au monde sans une version de ce dispositif. Le yield management, construit sur les deux, a décidé qu'un siège n'a pas de prix unique, principe qui a depuis complètement échappé à l'aviation et gouverne désormais les chambres d'hôtel, les billets de concert et les courses de taxi.

La compagnie est aussi la continuation institutionnelle survivante du système postal aérien américain. Les sociétés que Walter Brown avait réunies à la Spoils Conference ont donné trois compagnies : l'une, United, vole toujours, l'autre, TWA, a été absorbée par American en 2001, et la troisième est devenue American elle-même. Presque tous les grands transporteurs américains du XXe siècle existent aujourd'hui à l'intérieur de trois entreprises, et American détient la plus grande part de cet héritage : Robertson, la centaine d'exploitants d'AVCO, American Overseas, Reno Air, TWA, US Airways, America West, Piedmont, PSA. Le diagramme généalogique de cette page n'en montre que le tronc.

Ce que cet héritage n'a pas produit, c'est une affaire confortable. American achève son premier siècle en étant la plus grande compagnie aérienne du monde par le nombre de passagers transportés et l'une des moins rentables des trois transporteurs-réseaux américains, exploitant plus de hubs que quiconque n'y est parvenu, sur des marges des plus minces, dans un secteur qu'elle a plus que toute autre entreprise contribué à inventer. Les deux moitiés de cette phrase sont vraies depuis la majeure partie de son histoire, et c'est la seconde qui rend la première intéressante.

La flotte

En service au 31 décembre 2025

Long-courrier

Boeing 777-200ER

47

Boeing 777-300ER

20

Boeing 787-8

37

Boeing 787-9

33

Total137

Moyen-courrier

Airbus A319

132

Airbus A320

48

Airbus A321

218

Airbus A321neo

84

Airbus A321XLR

2

Total876

Cabines

Flagship First

Cabine de première classe distincte, au-dessus de Flagship Business, conservée sur un nombre restreint et décroissant d'appareils long-courriers.

Disponible surUne partie de la flotte de Boeing 777-300ER.

Flagship Suite

La suite d'affaires long-courrier annoncée en septembre 2022, avec porte de séparation, position d'assise en chaise longue et rangements personnels accrus.

Disponible surBoeing 787-9 et Airbus A321XLR livrés à partir de 2024, et Boeing 777-300ER rénovés à partir de la fin 2024.

Flagship Business

La cabine affaires long-courrier des gros-porteurs, avec sièges-lits et accès au Flagship Lounge.

Premium Economy

Cabine long-courrier distincte entre l'affaires et l'économique, qu'American fut la première compagnie des États-Unis à proposer, en 2016.

Disponible surGros-porteurs long-courriers et Airbus A321XLR.

First

La cabine premium intérieure et court-courrier, vendue sur les monocouloirs et les appareils régionaux.

Main Cabin Extra

Sièges standard offrant plus d'espace aux jambes, un embarquement anticipé et des boissons offertes, vendus sur toute la flotte.

Main Cabin

La cabine économique.

Filiales

Envoy Air
Filiale régionale à 100 % exploitant sous la marque American Eagle ; le plus grand des exploitants régionaux du groupe, avec des Embraer E170 et E175 en décembre 2025.
PSA Airlines
Filiale régionale à 100 % exploitant sous la marque American Eagle, avec des Bombardier CRJ700 et CRJ900 en décembre 2025.
Piedmont Airlines
Filiale régionale à 100 % exploitant sous la marque American Eagle, avec des Embraer ERJ145 en décembre 2025.

Généalogie

La lignée d'American : plus de quatre-vingts petites compagnies, dont la plus ancienne, Robertson Aircraft, date de 1921, réunies par l'Aviation Corporation en 1929, exploitées sous le nom d'American Airways à partir de 1930 et renommées American Airlines en 1934 ; elle absorba TWA en 2001 et US Airways en 2013.

Lignée principale, l'entreprise elle-mêmeAbsorbée ou fusionnée
1921
Robertson Aircraft Corporation
1929
The Aviation Corporationsociété holding
1930
American Airways
1934
American Airlines
2001
Trans World Airlinesrachetée en 2001
2013
US Airwaysfusionnée en 2013
2013
American Airlines

Faites défiler pour voir le schéma en entier

Chronologie

  1. 15 avril 1926

    La Robertson Aircraft Corporation commence à exploiter la ligne postale contractuelle n° 2, de Saint-Louis à Chicago

  2. 25 janvier 1930

    American Airways naît du regroupement des activités de vol de plus de quatre-vingts petites compagnies détenues par l'Aviation Corporation

  3. 1934

    Réorganisée et renommée American Airlines après le scandale du courrier aérien ; C.R. Smith en devient président

  4. 17 décembre 1935

    Le Douglas Sleeper Transport, construit selon le cahier des charges d'American et père du DC-3, effectue son premier vol

  5. 26 juin 1936

    Début du service passagers Flagship en DC-3 depuis Newark et Chicago

  6. 1939

    Ouverture du premier Admirals Club

  7. juin 1942

    C.R. Smith est mobilisé comme officier exécutif de l'Air Transport Command

  8. 1950

    American Overseas Airlines est vendue à Pan American, mettant fin à la première exploitation transatlantique de la compagnie

  9. 25 janvier 1959

    Premier service transcontinental régulier à réaction, en Boeing 707

  10. 1964

    Le réseau de réservation Sabre, construit avec IBM, entre en service dans tout le pays

  11. 5 août 1971

    American assure le premier vol commercial du DC-10

  12. février 1973

    Les six options de la compagnie sur Concorde sont annulées

  13. 1979

    Le siège est transféré de New York à Fort Worth, à côté de l'aéroport de Dallas/Fort Worth

  14. 1 mai 1981

    Lancement du programme de fidélité AAdvantage

  15. 1999

    American est membre fondatrice de l'alliance oneworld

  16. 9 avril 2001

    American acquiert la quasi-totalité des actifs de Trans World Airlines

  17. 29 novembre 2011

    La maison mère AMR Corporation se place sous la protection du chapitre 11

  18. 17 janvier 2013

    Dévoilement d'une nouvelle identité et d'une nouvelle livrée, les premières en plus de quarante ans

  19. 9 décembre 2013

    AMR sort du chapitre 11 et fusionne avec US Airways pour former American Airlines Group

  20. 8 avril 2015

    La Federal Aviation Administration accorde à la compagnie fusionnée un certificat d'exploitation unique

  21. 4 septembre 2019

    Dernier vol commercial d'un McDonnell Douglas MD-80

Accidents et événements marquants

Consignés comme les enquêteurs les ont consignés : ce qui s'est passé, où, et combien de personnes ont péri. Accidents mortels et événements qui ont changé la compagnie, par ordre chronologique.

  1. 25 mai 1979

    AA191

    McDonnell Douglas DC-10-10Aéroport international de Chicago-O'Hare, Illinois, États-Unis

    Le moteur gauche et son mât se sont séparés lors de la rotation au décollage, emportant une partie du bord d'attaque de l'aile. L'avion est parti en roulis à gauche et a percuté le sol près d'un parc de mobile homes. Le NTSB a attribué la séparation aux dommages causés par une procédure de maintenance déposant moteur et mât d'un seul tenant. C'est toujours l'accident aérien le plus meurtrier survenu sur le sol des États-Unis.

    273 morts (dont 2 au sol)271 personnes à bord

  2. 20 décembre 1995

    AA965

    Boeing 757-223Près de Buga, Valle del Cauca, Colombie

    L'appareil a percuté un relief montagneux en descente de nuit vers Cali. L'Aeronáutica Civil de Colombie a retenu parmi les causes probables l'incapacité de l'équipage à préparer et exécuter correctement l'approche et son usage inadéquat de l'automatisation. Quatre passagers ont survécu.

    159 morts163 personnes à bord

  3. 1 juin 1999

    AA1420

    McDonnell Douglas MD-82Aéroport national de Little Rock, Arkansas, États-Unis

    L'appareil est sorti en bout de piste 4R à l'atterrissage sous un violent orage et a percuté la structure du balisage d'approche située au-delà du seuil opposé. Le NTSB a retenu l'absence d'interruption de l'approche et le défaut de vérification du déploiement des spoilers, la fatigue figurant parmi les facteurs contributifs. Le commandant de bord et dix passagers ont été tués.

    11 morts145 personnes à bord

  4. 12 novembre 2001

    AA587

    Airbus A300-605RBelle Harbor, Queens, New York, États-Unis

    La dérive et la gouverne de direction se sont séparées en vol après des actions excessives du copilote sur le palonnier en réponse à une turbulence de sillage ; l'appareil a percuté une rue résidentielle. Le NTSB a cité comme facteurs contributifs les caractéristiques du système de commande de direction de l'A300-600 et des éléments du programme de formation des pilotes d'American.

    265 morts (dont 5 au sol)260 personnes à bord

  5. 29 janvier 2025

    AA5342

    Bombardier CRJ700Fleuve Potomac près de l'aéroport national Ronald-Reagan de Washington, District de Columbia, États-Unis

    Exploité par la filiale à 100 % PSA Airlines sous le numéro American Eagle 5342, l'appareil est entré en collision en approche avec un hélicoptère UH-60L de l'armée américaine ; les trois occupants de l'hélicoptère ont également péri. Le rapport final du NTSB du 27 janvier 2026 retient comme cause probable l'implantation par la FAA d'un itinéraire hélicoptère à proximité immédiate d'un axe d'approche, et formule 57 recommandations de sécurité.

    64 morts64 personnes à bord

Dans le catalogue

Les appareils au cœur de l'histoire de cette compagnie, tels que l'encyclopédie les recense.